Une de la France Libre 1944
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J'ai retrouvé cette une de presse dans mes archives et je la relis avec bonheur !

 

 

 

 

Une de l'Humanité 1944
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Quel plaisir de lire cette une de presse !

 

 

 

175 policiers morts pour la Libération de Paris
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Pensée pour mes camarades qui n'ont pas survécu au combat

 

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

 

Défilé Champs-Elysées
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Pendant ma pause, j’en ai profité pour aller voir la 4e Division d’Infanterie Américaine défiler le sur les Champs-Elysées.

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

Ouverture PP
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La préfecture de police reprend vie.

 


Les bureaux de la PP rouvrent leurs portes au public.

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

Le saviez-vous ?
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J’ai appris a posteriori que le drapeau est celui de la Musique des gardiens de la Paix, dont la lyre a été décousue en hâte pour en faire une Croix de Lorraine.

 

 

26 août 1944
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Reprise du service ! Quel bonheur de remettre mon uniforme.

 

La quasi-totalité des gardiens ont repris leur tenue. Tous les agents de la PP sont invités à rejoindre leur poste au plus tard pour 10 heures.

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

25 août 1944 : 18h15
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Le Général à la PP ! J’étais dans la cour et je peux vous dire l’émotion était forte. Quel moment ! Quel souvenir !

 

A 18 heures 15, surviennent dans la cour de la PP les représentants des Pompiers, de la Garde, des Gendarmes Mobiles… A 18 heures 55 le général de Gaulle arrive, venant par le boulevard du Palais. Il fait là sa première visite de chef d’Etat, inspectant les policiers rassemblés et entend sa première Marseillaise « parisienne » jouée par la Musique des Gardiens de la Paix. Il rejoint le cabinet de Luizet au son de la Marche Lorraine. Le cérémonial à la PP se clôt par la musique des Pompiers de Paris qui sonne Aux Champs, puis Luizet présente au chef de la France Libre les membres du Comité de Libération de la PP. C’est de là que le Général part vers l’Hôtel de Ville.

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

25 août 1944 : 16h15
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Paris libéré !

 


A 16 heures 15, le général de Gaulle arrive gare Montparnasse. Vers 16 heures 30, le colonel Billotte amène le général Von Choltitz qui fait son entrée à la PP sous les huées, protégé par vingt gardiens en tenue. Le général Leclerc arrivé à 13 heures 10 au son de la Marseillaise, Rol-Tanguy et le préfet Luizet : ils signent dans la salle de billard de l’appartement préfectoral la reddition des forces allemandes.

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

24 août 1944
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Arrivée de la 2ème DB (division blindée) dirigée par le général Philippe Leclerc !

 

Vers 21 heures, l’état-major de la PP reçoit un appel téléphonique de l’évêché, qui sollicite la présence d’un groupe d’agents dans la cathédrale Notre-Dame. Présumant que, comme lors de précédentes alertes, il s’agit d’aller aff ronter des tireurs des toits, dix policiers armés sont envoyés. Arrivés sur place, ils sont accueillis par un prêtre qui se fait accompagner par les gardiens dans les clochers : là il leur demande de se préparer à sonner les cloches pour l’arrivée des premiers éléments de la 2e DB. Le religieux leur explique le mode d’emploi : sur un coup de siffl et, la cloche doit être mise en branle. Un moment plus tard, l’ordre arrive et ce sont huit policiers qui, via le bourdon de la cathédrale qu’ils activent en appuyant de toutes leurs forces sur les leviers, annoncent aux Parisiens qu’ils sont de nouveau libres ! Malgré des coups de feu tirés sur les évents, les policiers achèvent leur tâche. Ils rentrent en sueur dans une PP en transes...

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

23 aout 1944
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On a besoin d’armes voire de la nitroglycérine. Dans la nuit, un petit vent de fronde se lève parmi les policiers présents dans l’hôtel préfectoral : non-relevés ni nourris depuis le matin, ils menacent de quitter les lieux… Le problème d’intendance vite réglé, ils refusent la relève et restent à leur poste ! Plus tard, un groupe ramène des armes, des munitions et… de la nitroglycérine, prudemment entreposée dans un coin excentré des sous-sols.

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

22 aout 1944
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Je prends un véhicule de police et je signale aux Parisiens d’édifier des barricades.

 

A zéro heure 45, le commissaire de Pantin signale les débordements d’une importante troupe de SS dont le train est en panne : il demande son bombardement par les Alliés. Vers 6 heures au Pont-Neuf, le dispositif policier est attaqué par un convoi allemand. Sur la riposte française, les assaillants se replient, laissant entre les mains des agents un camion et quatre prisonniers. Vers 6 heures 30, le gardien Victor Gaillemin, qui vient prendre son service au Central 4, capture un sous-officier SS qu’il conduit au service. Des voitures de la police sillonnent les rues de la capitale pour appeler les Parisiens à édifier des barricades.


© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

21 août 1944
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Rendons hommage au courage de nos collègues et amis sapeurs-pompiers.

Dans la mesure où un piquet de garde du Régiment se trouve en permanence à la Préfecture, les sapeurs-pompiers sont présents dès les premières heures de l’insurrection. Le 21 août, deux sections spéciales comptant quarante-quatre hommes en tenue civile se rendent sur l’île de la Cité pour renforcer les effectifs déjà présents.

 

 
© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

20 août 1944
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Après la PP direction l’Hôtel de Ville : libérons Paris !

 

A une heure 30 tombe l’ordre de trêve pour le matin à 9 heures 10. Il faut prendre l’Hôtel de Ville avant ! Les combattants qui doivent prendre la Mairie de Paris dorment à même le sol de la PP, ou sur des brancards, des matelas cirés ou des paillasses pendant quelques heures. Vers 5 heures, un groupe de 75 gardiens de la paix, dont le corps-franc du commissariat de Montreuil, tous sous la direction d’Armand Fournet se réunit dans la cour Jean Chiappe. Il part vers 6 heures de la caserne de la Cité avec le petit effectif de gardes et de membres des Equipes Nationales qui attend sur le parvis : il sera ainsi l’acteur majeur de la prise de l’Hôtel de Ville. Le groupe franchit le pont d’Arcole et laisse passer trois blindés sur le quai. Il arrive en cinq minutes sur place. La grande porte de l’édifice est fermée, et les gardes ne laissent entrer les visiteurs qu’un à un. Fournet226 entre avec un garde, et la porte se referme. Puis il obtient que tout le monde puisse pénétrer afin de prendre possession des lieux.

 

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19 août 1944 – 14h30
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Le 19 août à 14 heures 30, puis à 15 heures 30, l’attaque de quelques blindés allemands appuyés par une unité d’infanterie met à mal le portail Notre-Dame de la caserne de la Cité et manque de permettre aux assaillants de pénétrer dans la cour de la PP, où un moment de fort flottement montre l’importance de l’occasion manquée par les Allemands. Un char détruit et une vive fusillade en réponse découragent l’assaillant. L’occasion ne se représentera plus.

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

19 août 1944 – 8h00
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Nous sommes 2 501 policiers à rentrer en même dans notre chère PP !

 

Vers 8 heures, après concertation entre les trois chefs de mouvement, les policiers entrent dans la PP par la porte côté cathédrale : quelques gardes mobiles se joignent à eux. Quand un garde 82 de faction leur entrouvre la porte, plus de 2500 agents s’engouffrent sans plus attendre aucun signal, démettent le préfet Amédée Bussière de ses fonctions, occupent avec des équipes désignées à l’avance les principaux locaux stratégiques83 et affirment l’existence du premier édifice public délivré symbolisant le nouveau pouvoir dans la capitale.

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

 

18 août 1944
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Je laisse Monsieur Yves Bayet vous expliquer les faits de cette journée

 

Yves Bayet écrit au Comité de Libération de la Police, sous le couvert d’Anthoine - Fournet, le 18 août au soir :

« Le CPL donnera dans la matinée l’ordre d’insurrection. Il faut rassembler deux mille hommes demain matin à 7 heures aux abords immédiats de la Préfecture de Police. Vous attendrez les instructions du CNR et du CPL. Salut et Fraternité ». L’organisation mise en place par Edmond Dubent fait alors ses preuves en permettant la réussite de cet exploit.

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

17 août 1944
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Plus de peur de l’ennemi, les civils s’y mettent !

 

En début de nuit, des incidents opposent des Parisiens moqueurs à des Allemands, qui ripostent à la mitraillette : on en voit les traces du boulevard Saint-Michel jusqu’à la Sorbonne.

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

16 août 1944
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Et nos collègues de la PJ rejoignent la grève ! Merci à eux !

 

L’inspecteur Georges Morin déclenche la grève dans les locaux de la Police Judiciaire : tous les inspecteurs quittent leur travail pour se retrouver dans le square des Batignolles.

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

15 août 1944
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Nous, policiers, en grève !!!

aout 15

 

 

Grève des policiers : Prévue pour prendre effet à minuit, c’est en réalité à 7 h que la grève des policiers entre en vigueur après affichage de l’avis dans les commissariats. Les postes sont désertés : même si certains commissariats assurent pendant quelques heures une « permanence de secours », le débrayage est total à 14 h. Des policiers en civil prennent place devant les commissariats pour expliquer la grève au public et refouler les agents rétifs. Les grévistes veillent par leurs contrôles et des quasi-piquets de grève au respect du mouvement et renvoient les velléitaires. La cessation de travail est dès lors suivie par plus de 99 % de l’effectif. Les policiers assurent le plus souvent une permanence téléphonique. Les agents, en civil, se réunissent fréquemment hors des emprises de l’Institution : locaux d’habitation prêtés par un policier ou par un Parisien, bistrots, garages, entreprises, clinique…Les affiches appellent à soutenir la grève : « Vive la grève générale de la police parisienne ». Rol invite toutes les forces de l’ordre, inclus les gardiens de prison à refuser de participer à toute opération au profit des Allemands.

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

14 août 1944
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Il se murmure que les 3 principaux mouvements de Résistance au sein de la PP se réunissent rue Chapon dans le 3ème arrondissement. Une opération d’envergure s’annonce !

Prisonniers allemands
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Chemin vers la Libération
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Le chemin vers la Libération sedessine…

 

Les Services Techniques de la Préfecture de Police fournissent au CNR (Conseil National de la Résistance) huit voitures avec des conducteurs policiers placés sous l’autorité de Jean Straumann.

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

Grève des cheminots
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Tout a commencé par une grève insurrectionnelle de nos camarades cheminots le 10 août 1944, déclenchant l’insurrection parisienne et la nôtre, celle des policiers !

8 août 1944
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Union fait la force ! Policiers avant tout !


Police et Patrie prend l’initiative de contacts avec L’Honneur de la Police et le Front National de la Police.

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

Rumeur Hitler veut détruire Paris ?
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Il se murmure qu’

 

Adolf Hitler reçoit le nouveau commandant du Gross Paris, Dietrich von Choltitz, et lui ordonne de détruire Paris en cas de retraite des troupes allemandes.

 

Rumeur ou pas ! J’étais inquiet…

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

Scène de combat explosion
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Journaux clandestins
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Je participe à la distribution de tracts et de journaux clandestins.

Ces derniers sont très utiles pour informer les Parisiens sur les arrestations projetées et pour fournir des informations sur les troupes d’occupation.

Collecte d'armes
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[BIOGRAPHIE] Charles Luizet
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Né en 1903, Charles Luizet s’engage dans la carrière d’officier, puis il est un des premiers à rejoindre de Gaulle, qui lui demande de rester à son poste à Tanger d’où il renseigne la France Libre. Après un passage à Vichy, il est nommé sous-préfet et occupe plusieurs emplois en Algérie. Il devient préfet de la Corse libérée en septembre 1943. Après avoir rejoint Paris, Luizet s’implique fortement dans la remise en état de son administration, cumulant les responsabilités politiques et de chef de guerre. Le rôle du préfet a été déterminant dans la reconnaissance du rôle « officiel » de la France Libre et de la PP : il est le premier représentant du général de Gaulle à occuper effectivement ses fonctions à Paris. Compagnon de la Libération, il obtient aussi pour la PP la Légion d’Honneur, au grand dam de ses collègues militaires. Il meurt suite à l’opération d’une tumeur au cerveau en septembre 1947.

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

Artillerie
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Besoin d’artillerie lourde



 

Sabotage
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Au quotidien, je fais disparaître opportunément un document compromettant dans une perquisition… Peut-être, ai-je sauvé des vies avec ma petite entreprise ? Je ne le saurai jamais, mais je l’espère.

Double jeu !
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Nous, policiers résistants, jouons un «double jeu» comme mon camarade aux écritures de la Direction des étrangers et des affaires juives.

 

Un employé aux écritures de la Direction des étrangers et des affaires juives arrivait au bureau avant ses collègues pour supprimer des fiches des cabriolets où les juifs étaient classés par adresses, par noms, par nationalités, par professions et qui a ainsi, dans le plus total anonymat, condition essentielle de son impunité et de sa survie, sauvé des juifs dont la plupart ont toujours ignoré pourquoi ils avaient échappé aux rafles.

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération – SMAC

[26 juillet] Aide entre français
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Reconnaissons les gestes encourageants des autorités françaises qui restent patriotes dans l’âme et ça a bien servi à l’ami Paul Gravelle.

 

Le gardien de la paix révoqué Paul Gravelle du XIe arrondissement est arrêté par la police française. Il venait de voler une bicyclette pour son groupe de résistance. Il est amené au poste de la Roquette et découvert porteur d’un revolver 9mm. La Feldgendarmerie, prévenue, laisse l’affaire aux autorités françaises car l’arme a été présentée comme étant de service. Or Gravelle avait quitté la police sur l’ordre de la Résistance. Il s’engage ultérieurement dans les rangs de la 2e DB.

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

Ordre de mission Jean Straussman
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Ordre de mission Jean Straussman

 

Bureau Résistance
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Fiche du Bureau Résistance de Jean Straussman

[BIOGRAPHIE] Jean Straumann
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Alias Laporte, Lieutenant, capitaine Laporte, il est né le 9 août 1900, à Thann (Haut- Rhin). Il fait partie de l’Armée Volontaire. Puis, suite à la déportation d’Arsène Poncey, il appartient à compter du 1er mars 1943 à Brutus, au mouvement Libé-Nord et cofonde Police et Patrie. Il organise en région sud de Paris des groupes de combat et des antennes clandestines de liaisons radio (FFI Seine – Seine-et- Oise). À la Libération, il est à la tête de 250 gardiens de Seine-et-Oise, et de 400 de la PP, principalement aux Services techniques. Il participe aux combats pour la libération de Paris et à la prise du garage central. Le 20 août 1944, il dirige la prise d’un dépôt d’armes allemand à la gare de Chevaleret (13e arrondissement). Il est blessé le 21 au cours des engagements devant le quai des Orfèvres, mais il continue la lutte jusqu’à la libération de la capitale. Jean Straumann est titulaire de la Légion d’honneur, de la Croix de guerre, et de la Médaille de la Résistance. Promu officier de paix, capitaine homologué par l’Armée, il décède en 1952, après avoir toujours fait preuve d’une totale modestie.

Vol de stock d'armes
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Lors d’une mission, avec des compatriotes, nous sommes allés dérober 54 pistolets de calibre 7,65 parmi les scellés, dans les locaux du Palais de Justice de Paris. Nos ennemis étaient furieux !

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

18 juillet 1944
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Mon quotidien : l'occupation

 

17 juillet 1942
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Petite pensée à mes collègues pompiers ! Lors de la Rafle du Vel d’Hiv, les soldats du feu qui, contrairement aux instructions, ont ouvert les robinets d’incendie armés (R.I.A) pour donner à boire aux victimes de la Rafle.

16 juillet 1942
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C’est le jour de la Rafle du Vel d’Hiv. Fidèle à mes idéaux, je me déclare malade ce jour-là. Nombreux de mes collègues et moi-même, sommes déclarés souffrants ou arrivés en retard volontairement. D’autres ont prévenu les familles visées par la Rafle. L’objectif des Allemands n’a alors pas été atteint…

14 juillet 1944
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Mes collègues policiers répondent aux slogans « la police avec nous », refusent de charger la masse des manifestants qui se sont réunis à Belleville.

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

Circulaire du 13 juillet 1942
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Aujourd’hui, je reçois dans mon casier le 13 juillet 1942 cette circulaire qui doit être exécutée le 16 juillet. Depuis que je l’ai reçue, j’élabore un plan pour ne pas y participer.

 

 

 

Circulaire du 13 juillet 1942 envoyée pour les allemands pour la Rafle du Vel d’Hiv.

12 juillet 1944
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Nous, résistants, on est des pros pour dérober des stocks d’armes ! Et on en a bien besoin pour notre défense !

 

A la tête d’un commando d’une douzaine d’hommes de L’Honneur de la Police, à l’aide d’un camion fourni par le sulfureux ferrailleur Joseph Joinovici, Adrien Peltier dirige une équipe de L’Honneur de la Police et s’empare d’un important stock d’armes destinées à la Brigade Nord-Africaine, quai de Seine à Neuilly.

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

[CITATION] Journal de Victor Guéron
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Victor Guréon écrit dans son journal le 10 juillet 1944

 

« Je continue la semence des clous et plaques en choisissant les routes et endroits fréquentés par les Allemands. Je suis constamment en bicyclette ce qui permet ainsi plus facilement le travail. Cette opération est très fructueuse et nombreux sont les véhicules abandonnés le long de ces routes, les pneus et chambres à air déchiquetées. Nous paralysons ainsi le trafic routier ennemi, immobilisant matériel et ravitaillement. »

 

© Journal de Victor Guéron, un policier résistant à la Préfecture de police

[BIOGRAPHIE] Edmond Dubent
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Edmond Dubent

alias Mesure, Lefèvre, né le 21 janvier 1907 à Choisy-le- Roy (Seine). Entré à la PP en 1930, il est commissaire en 1938. Patriote intransigeant, dès 1940, dans son commissariat du quartier Saint Fargeau, avec son adjoint Jean Andréani, il en découd avec un Français collaborateur, un certain Laffont, qui mobilise la Feldgendarmerie contre eux et les fait condamner par le Tribunal correctionnel de Versailles. En 1941, Dubent demande à être relevé de son commandement à la tête du commissariat de Noisy-le-Sec, où il trouvait trop de personnes favorables à la collaboration. Commissaire aux Services techniques, en juillet 1942, il dirige le secteur du matériel automobile. Successeur d’Arsène Poncey, il crée, en particulier avec les survivants de l’Armée Volontaire30, dans les premiers mois de 1943, L’Honneur de la Police, rattaché au mouvement Résistance par l’entremise de Pierre Frichet, ultérieurement déporté. Il structure le nouvel organisme à marche forcée autour de l’organisation administrative de la police parisienne. Puis, il est chargé de constituer la section paramilitaire du NAP. Le comité directeur se réunit au domicile d’Edmond Dubent, 9 rue Jules Dumien (19e): sa femme Marguerite Aufort sert de secrétaire. Il est constitué de policiers appartenant à la Police municipale, aux Services techniques, mais aussi aux Renseignements généraux et à la Police judiciaire : une campagne de tracts amène de nombreuses adhésions. Dubent reçoit souvent ses correspondants dans son bureau des ST, et retrouve les spécialistes du renseignement dans le café qu’a ouvert, au 3 rue de la Folie Regnault (11e), un inspecteur révoqué par Vichy : Octave Crohare. Edmond Dubent transmet les renseignements obtenus par ses collègues des Renseignements généraux, notamment au sein des Brigades spéciales, fournit des armes et des fausses cartes d’alimentation, organise le camouflage et l’évasion d’aviateurs alliés, prépare des parachutages et des caches d’armes, tout en repérant avec l’inspecteur technique Léon Girardet des caches appropriées. Il est en liaison avec Londres et fait diffuser des messages dont il est l’auteur. Il noue des contacts directs avec la France Libre lors de voyages qu’il semble avoir faits vers Genève. Avec le commissaire de la Sûreté nationale Charles Porte31, lequel dirige un groupe d’action immédiate, il envisage de faire sauter le siège de la «Gestapo française» de la rue Lauriston. Il est victime d’une dénonciation, qui conduit vers lui Boitel, un séide de Laffont. Dubent et deux adjoints sont arrêtés avec Porte, dans les sous-sols du restaurant Zimmer, place du Châtelet, dans la soirée du 28 décembre 1943, la veille de la réalisation de ce projet. Il est suspendu le 1er janvier 1944, pour n’avoir « pas repris son service…». Emprisonné à Compiègne et déporté le 27 janvier 1944, il finit ses jours à Nordhausen, le 17 mars 1945, deux semaines avant l’arrivée des armées alliées. Il est homologué commandant. La PP l’a nommé commissaire divisionnaire à titre posthume grâce au long combat mené par sa femme. Edmond Dubent fut décoré de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre.

Contre-espionnage
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Je participe activement au contre-espionnage !

Archives de la préfecture de police, du contre-espionnage et des groupements anti-hitlériens.

Les agents du service technique
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Je vous présente mes camarades : les agents du service technique

 

camarades

Les spécialistes de la Résistance
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Connaissez-vous les spécialistes de la Résistance ?

 

Arthur Airaud : « L’enlèvement d’Airaud de l’Hôtel-Dieu n’a pu réussir que parce que celui-ci a pu quitter très vite le IVe arrondissement. Si l’arrondissement voisin, en l’espèce, le Ier arrondissement, avait été bloqué en même temps, l’opération aurait échoué. Or, le système d’alerte reposait sur un réseau électrique fonctionnant avec des fusibles réglés à 24 ampères. L’astuce des techniciens de Police et Patrie […] fut de remplacer les fusibles à 24 ampères par des fusibles à 18 ampères. Chaque fois que l’alerte générale devait être donnée, le réseau s’interrompait automatiquement. Les Allemands flairèrent le sabotage et envoyèrent les spécialistes de la maison Siemens. Ils découvrirent évidemment l’origine des pannes enregistrées. Mais les spécialistes de la Résistance, eux, trouvèrent encore le moyen de maquiller les fusibles nouveaux et aucune alerte générale ne put jamais être donnée ». Ces « spécialistes » de la Résistance ne sont autres que des agents des garages appartenant au service des avertisseurs.

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

Prison de Fresnes
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Prison de Fresnes : devenue trop célèbre pour les arrestations de résistants

 

 

2 résistants
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Deux amis résistants dans les rues de Paris

 

FFI unijambiste
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[CITATION] Maurice Kriegel-Valrimont
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« La police parisienne a connu dans la période de la guerre, comme toutes les institutions, des pages sombres. Elle doit aux hommes de la Résistance qui ont agi en son sein et à ceux qui ont engagé le combat décisif contre l’occupant une énorme reconnaissance. Les résistants de la police ont bien mérité la fourragère rouge. »


 © Maurice Kriegel-Valrimont

[BIOGRAPHIE] Sarah Rosier
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Née le 24 février 1899, à Paris (12e), Sarah Rosier entre dans la Résistance dès 1940. Son activité dans la Résistance se confond avec ses fonctions professionnelles, puisque travaillant au cabinet du préfet de police, elle se trouve donc à la source de nombreux et importants renseignements politiques et administratifs. Elle rédige et diffuse des tracts de propagande gaulliste à la Préfecture de Police. Contactée et recrutée par Londres en qualité de chargée de mission de 2e classe (grade d’assimilation à lieutenant) par le réseau Georges France en octobre 1940, elle prend la tête d’un groupe afin d’organiser un réseau de renseignements. Elle devient le point de liaison entre la France et Londres en servant de boîte aux lettres. Elle reçoit deux fois par mois l’agent de liaison qui lui remet le courrier et les instructions. Arrêtée par la police militaire allemande, le 24 janvier 1941 à son bureau, Sarah Rozier est condamnée à mort le 16 juin 1941. Internée en France jusqu’au 11 octobre 1941, elle est ensuite déportée aux camps d’Anrath, Lubeck, Janes et Aichach. Elle est libérée et rapatriée le 23 mai 1945. Sarah Rozier est titulaire d’une attestation d’appartenance au réseau Georges France du 1er octobre 1940 au 23 mai 1945 comme agent P2. Ses services accomplis dans la Résistance ont donné lieu notamment à l’attribution de la Légion d’honneur, de la Médaille de la Résistance avec rosette, d’une citation à l’ordre de l’armée avec Croix de guerre.

 

 

commissariat des Ternes
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Le commissariat des Ternes à Paris, j'y ai travaillé avant la guerre

 

 

[BIOGRAPHIE] Yves Bayet
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Yves Bayet est un ancien commissaire de police passé sous-préfet. Il est né le 18 mai 1910 à Paris. Son attitude sous l’occupation est controversée : pendant sa présence à Nantes il est accusé par des résistants d’avoir collaboré avec le Service de Police Anticommuniste. Il joue le rôle majeur dans le déclenchement de l’insurrection policière. Ayant engagé un rapprochement NAP-L’Honneur de la Police, il choisit Fournet pour mener l’action, vraisemblablement en fonction de la solidité de l’organisation dont celui-ci a hérité. Bayet quitte ses fonctions dans le corps préfectoral en août 1946, et meurt en 1977.

 

 

Arrête 19 février 1941
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Une affiche qui traînait dans les rues parisiennes en 1941

 

 

Histoire d'aviateur
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Une belle histoire

 

Enogat Chatelain avec un collègue, Constant Belleville, il sauve un aviateur allié blessé et le fait soigner.

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération - Editions LBM

Acte d'engagement F.F.I
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Voici le type d'acte d'engagement F.F.I que j'ai signé !

 

 

© Au cœur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération - Editions LBM

 

Arrêté 6 mai 1941
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Voici les arrêtés que nous pouvions lire en 1941 sous l'occupation

 

Groupe F.F.I
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Un groupe F.F.I (Forces Françaises de l'Intérieur)

 

Les véhicules F.F.I
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véhicules

Les véhicules des Forces françaises de l'intérieur

Nuit du 10/11 juin 1944
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Cette nuit-là, mon camarade André Léon Gabriel Bourny fait partie de l’équipe de policiers qui pose des drapeaux tricolores sur la colonne de la Bastille.

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

10 juin 1944
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Nous, les FFI (Forces françaises de l'intérieur), avons intégré l’armée française.

Débarquement en Normandie
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Débarquement des alliés en Normandie de l’espoir pour la résistance parisienne ! 

Le coq gaulois
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Le coq gaulois : date de la guerre précédente, il représente la filiation de la « haine  du boche » et un patriotisme intransigeant. Il est porté par les premiers résistants policiers.

 

L'ami Edgard Moret
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La bonté de l’ami Edgard Moret lui a valu des ennuis :

 

Vers le 4 juin 1944, l’inspecteur spécial Edgard Moret, 40 ans, conduit une perquisition au domicile d’une dame Vitalien, qui déclare ne détenir aucune arme. Au cours des recherches, le policier découvre un pistolet dans le tiroir d’un bureau. Personne ne l’ayant vu, Moret se rapproche de l’occupante des lieux, lui montre l’arme et lui dit qu’il n’en fera pas état, puis l’empoche. A la Libération, Madame Vitalien se présente square Rapp pour l’ouverture des scellés et dit à l’inspecteur officiant combien elle avait eu de chance de tomber sur un « brave garçon » de policier, qui lui avait évité bien des ennuis en faisant disparaître l’arme. Moret se trouve aussitôt arrêté, envoyé au Dépôt, puis relaxé par la Justice. Mais il reste longuement suspendu. C’est la Commission d’épuration qui finit par lui rendre justice le 30 mars 1945, en le faisant réintégrer.

 

© Policiers Rebelles – Luc Rudolph

 

 

Ma Biographie
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Je me présente, je suis Pierre Dubois. Né au 14 avril 1914 à Paris, j’ai intégré la Préfecture de Police en tant que gardien de la paix en 1938. Je rejoins la résistance à la fin de l’année 1941, puis, avec la fusion des principaux groupements militaires de la Résistance intérieure française qui s’est formée en février 1944, je faisais alors partie des célèbres FFI (les forces françaises de l’Intérieur).

 

J’ai fêté mes 100 ans récemment et je souhaitais sur cette page Facebook revenir sur mon passé celui que j’ai partagé avec mes frères résistants. Cette année 1944, où j’ai participé à la Libération de Paris !